Le petit bois perdu
L’ancienne pépinière Pichon n’a eu de cesse de me fasciner depuis que je l’ai parcouru pour la première fois en 1994… Dernier bois secret de la ville, parcelle méconnue et lieu absent de nos circulations quotidiennes, elle provoque en moi une sorte d’attirance/répulsion, certainement de même nature que le bois à l’orée du village de l’époque médiévale. Elle concentre les peurs anciennes symbolisant une puissante nature aux forces insoupçonnées. Cette nature que nous essayons en permanence de domestiquer échappe ici à l’ordre établi. Même si préside à sa création une plantation organisée en allées et par espèces, le concepteur originel ayant déserté la place, la nature a poursuivi son chemin et son expression, laissant place à un chaos végétal “fondateur “. Vision d’un futur probable où la nature aura repris sa place et ses droits.